-Chômage, précarité et temps partiel
La crise de l’emploi frappe d’avantage les femmes que les hommes. Pourtant, la dimension sexuée du chômage et de la précarité est largement passée sous silence. Le droit au travail des femmes serait-il remis en cause ?
« Sur chômage »
Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs). On peut calculer un taux de chômage par âge, par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme…Les femmes sont plus touchées par le chômage que les hommes, quelles que soient la catégorie professionnelle, la qualification ou l’âge observés. En 2000 par exemple, le taux de chômage s’élevait à11, 9 %, contre 8,5 % pour les hommes. L’écart s’avère plus important encore pour les moins de 25 ans non scolarisé(e)s.
| en % |
1990 |
1995 |
2000 |
| FEMMES |
12.1 |
13.9 |
11.9 |
| 15-24 ans |
23.9 |
32.2 |
23.7 |
| 25-49 ans |
10.9 |
12.9 |
11.6 |
| 50 ans et plus |
8.2 |
8.4 |
8.5 |
| HOMMES |
7.0 |
9.8 |
8.5 |
| 15-24 ans |
15.3 |
20.9 |
18.4 |
| 25-49 ans |
6.0 |
8.9 |
7.7 |
| 50 ans et plus |
5.7 |
7.5 |
6.9 |
Source : Insee, enquête Emploi 2004
De 1990 à 2000 les inégalités hommes-femmes ont diminué et ce pour toutes les tranches d’âge. Mais la tranche d’âge la plus touchée par le chômage reste encore les 15-24 ans. Le chômage féminin apparaît moins choquant que celui des hommes car il bénéficie d’une certaine tolérance sociale. Le salaire féminin serait-il souvent considéré comme un « appoint » et, en période de chômage, faudrait-il que les femmes retournent au foyer pour libérer des emplois ?