Précarité
Si les femmes sont plus concernées par le chômage, c’est notamment par ce qu’elles occupent plus souvent des emplois précaires. Taux de sous-emploi (comprend les personnes actives occupées, au sens du BIT, qui remplissent l'une des conditions suivantes : - elles travaillent à temps partiel, souhaitent travailler davantage et sont disponibles (qu'elles recherchent effectivement un travail supplémentaire ou non) ; - elles travaillent à temps complet mais ont travaillé moins que d'habitude pendant une semaine de référence en raison de chômage partiel, ralentissement des affaires, réduction saisonnière d'activité ou mauvais temps ) parmi les actifs occupés à temps partiel selon la catégorie socioprofessionnelle (2005)
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Actifs occupés en sou-emplois
(en milliers)
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Répatition des actifs ocupés en sous-emplois
(en %)
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Taux de sos emplois |
| ENSEMBLE |
1197 |
100 |
4.8 |
| Moins de 25 ans |
189 |
15.8 |
9.1 |
| Entre 25 et 49 ans |
795 |
66.4 |
4.8 |
| 50 ans et plus |
213 |
17.8 |
3.5 |
| HOMMES |
250 |
20.9 |
1.9 |
| Moinse 25 ans |
53 |
4.4 |
4.5 |
| Entre 25 et 49 ans |
155 |
13.0 |
1.7 |
| 50 ans et plus |
41 |
3.4 |
1.3 |
| FEMMES |
947 |
79.1 |
8.4
|
| Moins de 25 ans |
136 |
11.3 |
15.3 |
| Entre 25et 49 ans |
640 |
53.5 |
8.4 |
| 50 an e plus |
172 |
14.4 |
6.2 |
Le sous-emploi concerne essentiellement les femmes, notamment les 25-49 ans
Source :Insee, enquête Emploi 2004
Dans les années 1980 à 1990, les femmes ont été les premières touchées par le développement des « formes particulières d’emploi » : travail à domicile, temps partiel, CDD, emplois aidés…
Ceci est bien sûr toujours d’actualité :
Statut des eplis salriés selo le sexe (2005)
| En % |
Femmes |
Hommes |
Total |
| Intéimaires |
1.6 |
3.3 |
2.5 |
| Apprentis |
1.0 |
2.0 |
1.5 |
| Contrat à durrée détermiée (CDD) |
9.4 |
6.2 |
7.7 |
| Stagiaires et contrat aidés |
2.3 |
1.6 |
2.0 |
| Cotrats à durée indéterminée (CDI) et autres |
85.7 |
87.0 |
86.4 |
| Total |
100.0 |
100.0 |
100.0 |
Source : Insee, enquêtes Emploi
Les femmes sont majoritaires dans les emplois à contrats à durée déterminée et parmi les stagiaires et contrats aidés et sont minoritaires parmi les apprentis, les intérimaires et emplois à contrat indéterminés et autres.
Aujourd’hui plus de deux tiers des pertes d’emploi des femmes sont liés à des fins de CDD, contre à peine une sortie sur 8 pour les hommes. 3 embauches de femmes sur 4 se font en CDD dans les établissements de plus de 50 salariés. Plus généralement, les femmes connaissent un taux de licenciement supérieur à celui des hommes. Elles sont plus souvent amenées à changer d’emploi au cours de leur vie. En 1999, le taux de rotation des femmes salariées était de 45,7 % contre 28,5 % pour les hommes (On appelle taux de rotation le rapport entre : le nombre d’emplois occupés au cours d’une année, c’est-à-dire tous les contrats de travail qui ont existé au moins un jour dans l’année, qu’ils aient duré toute l’année ou non, qu’ils soient encore valides au 31 décembre ou non ; le nombre d’emplois occupés au 31 décembre de cette même année. Lorsque ce ratio est élevé, cela peut indiquer un renouvellement important des effectifs tout au long de l’année (par exemple travail fatiguant, peu valorisant, irrégulier, etc.) ou bien une saisonnalité forte, c’est-à-dire un surcroît d’activité à une période précise de l’année, donc un plus grand nombre d’emplois à ce moment-là).