- Maternité
A partir de 1970, les mères ont obtenu des droits protégeant leur maternité, supplémentaires à ceux qui leur avaient déjà été acquis (droit à un congé maternité de 8 semaines en 1909 qui devient obligatoire et en partie indemnisée en1945, ainsi que le congé parental d’éducation jusqu’aux 3 ans du bébé.)
Le droit des femmes enceintes
Le code du travail protège les femmes enceintes : candidates à un emploi, elles ne sont pas tenues de révéler leur grossesse ; salariées elles ne peuvent être licenciées. La loi de 1970 donne droit à une indemnité à 90 % du salaire brut par la sécurité sociale lors du congé maternité. Elle est suivie par la création du congé parental d’éducation en 1972, d’une durée de 1 an maximum qui peut être renouvelé deux fois, accordées à la mère biologique ou au père (mais la mère le prend dans la plupart des cas) En 1973, la chambre d’allaitement arrive dans le code du travail(cette pièce doit être séparée de tout local de travail, doit être tenu propre avec tous les équipements nécessaires à la mère qui peut allaiter son enfant une heure par jour répartie sur 30 minutes le matin et 30 minutes l’après midi). La future mère a le droit, selon la loi de 1977, de se rendre aux rendez-vous d’examens durant son temps de travail. La durée pendant laquelle elle est absente est rémunérée à part entière. Depuis 1980, le congé maternité est passé à 16 semaines (6 avant et 10 après l’accouchement), voire plus en cas de grossesse multiple ou suivant le nombre et l’âge des autres enfants à charge.
Mais ces avancés ne sont pas vraiment respectées puisque près d’un quart des recruteurs avouent interroger les postulantes sur leur projet maternel ou le mode de garde de leurs enfants selon une enquête faite par la revue Rebond en mars 2000.
Ceci entraîne donc des discriminations car les femmes se voient refuser des postes de travail à cause de leur état de grossesse ou leur statut de mère.