La répartition masculine a une très faible progression : entre 1986 et 1999, elle n’a augmenté que de 17 minutes par jour! La présence d’enfants, notamment en bas âge, accroît considérablement la charge de travail domestique qui incombe essentiellement aux femmes, creusant ainsi un peu plus l’écart entre les sexes. Le travail domestique d’une mère de famille nombreuse est l’équivalent d’un emploi à temps plein. Les mères qui restent actives effectuent une double journée de travail. Selon la DARES (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques du ministère de l’emploi), 93 % des vaisselles, 86 % du repassage et 74 % de la cuisine sont effectués par les femmes. Elles font aussi la majorité des courses et sont les seules à se préoccuper de couture. Les hommes s’occupent du bricolage et de l’entretien de la voiture. C’est ainsi que les hommes passent, par exemple, une heure de plus par jour que les femmes devant la télévision, soient deux heures et vingt-deux minutes en moyenne! Globalement, les femmes restent spécialisées dans les tâches les plus pénibles et les plus répétitives, les moins gratifiantes.
Plus une femme est autonome professionnellement et plus son niveau de formation est élevé, moins le partage du travail domestique est inégalitaire. Quand leur partenaire est titulaire d’un bac+2, les hommes augmentent leur participation de 12 %.