Un tabou social.
La question de l’inégale répartition du travail domestique est largement occultée dans le débat public. Elle est communément renvoyée au privé, comme s’il s’agissait d’une modalité de répartition propre à chaque couple, indépendante des déterminismes sociaux. Le travail domestique échappant aux circuits traditionnels de la production, il fait l’objet de très peu de travaux de chercheurs en général et d’économistes en particulier. En outre, les pouvoirs publics n’ont pas adapté leurs politiques aux transformations majeures, que représente, pour la sphère reproductive, la maîtrise de la fécondité et l’entrée massive des femmes sur le marché du travail.