- violence conjugale
Les multiples formes de la violence conjugale.
En 1970, les femmes dénoncent la violence conjugale: le sexisme et l'oppression d'une société patriarcale et revendiquent la libre disposition de leurs corps comme un objet sexuel.
La violence conjugale se définit comme un processus au cours duquel, dans une relation de couple, un partenaire exerce des comportements agressifs et violents à l'encontre de l'autre afin de le contrôler et de le dominer, la violence conjugale se manifeste sous diverses formes:
- la violence verbale et psychologique: elle consiste à dénigrer, humilier, dégrader la femme dans sa valeur. Elle se manifeste par des attaques verbales, des insultes, des scènes de jalousie, des menaces, un contrôle de ses activités, une tentative pour l'isoler des ses proches et de ses amis.
- la violence physique: il s'agit de l'ensemble des atteintes physiques au corps de l'autre; gifles, coups de poing, le conjoint peut avoir recours à différents objets lors de l'agression: ceinture…
- la violence sexuelle: il arrive que la femme ait à subir des relations sexuelles sous la contrainte ou la menace, accompagnées de brutalités physiques, d'insultes, de scénarios pornographiques humiliants, des viols collectifs.
Beaucoup trop de victimes :
Les faits montrent que dans l'immense majorité des cas, la violence est exercée par l'homme et les femmes en sont les principales victimes. 9,5% des femmes interrogées sont à l'occasion de l'enquête ENVEFF ont subi des actes de violence conjugale (physique, sexuelle...). En 1999, plus d'un million et demi de femmes ont été confrontées à une situation de violence, verbale, physique et/ou sexuelle. Une femme sur 20 environ a subi en 1999 une agression physique, des coups à la tentative de meurtre. Les violences conjugales relevées par l'enquête vont des menaces, chantage affectif sur les enfants, mépris, à la séquestration, la mise à la porte, les rapports sexuels imposés, les coups et la tentative de meurtre. Elles concernent une femme sur 10 vivant en couple en 1999 et 30 % de celles qui s'étaient séparées de leur compagnon au moment de l'enquête. Les plus jeunes sont les plus touchées (15,3 %). Ces violences conjugales relèvent de toutes les classes sociales. Les agricultrices sont les moins atteintes (5,1 %), les étudiantes (12,4 %) et les foyers vivant des allocations chômage ou RMI (13,7 %) les plus affectés. En 1988 on constatait les résultats suivants: sur 130.000 interventions de la police urbaine pour violences conjugales, 8.800 plaintes ont été enregistrées. 60 % des appels Police Secours de Paris concernent les violences conjugales. 87 % des violences conjugales sont exercées dans la maison. 50 % en soirée, 22 % la nuit, 58 % à cause de l'alcoolisme. 85 % des victimes ont entre 20 et 45 ans. 54 % sont mariées, 38 % vivent en concubinage. Les 3/4 sont françaises, les 2/3 sans profession.