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revendications feminines

VIP-Blog de revendications-feminines
  • 20 articles publiés
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  • Créé le : 20/03/2007 08:39
    Modifié : 06/04/2007 23:14

    Fille (17 ans)
    Origine : toulouse
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    21/03/2007 17:45



          -Chômage, précarité et temps partiel

    La crise de l’emploi frappe d’avantage les femmes que les hommes. Pourtant, la dimension sexuée du chômage et de la précarité est largement passée sous silence. Le droit au travail des femmes serait-il remis en cause ?

     

    « Sur chômage »

     Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs). On peut calculer un taux de chômage par âge, par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme…Les femmes sont plus touchées par le chômage que les hommes, quelles que soient la catégorie professionnelle, la qualification ou l’âge observés. En 2000 par exemple, le taux de chômage s’élevait à11, 9 %, contre 8,5 % pour les hommes. L’écart s’avère plus important encore pour les moins de 25 ans non scolarisé(e)s.

    en % 1990 1995 2000
    FEMMES 12.1 13.9 11.9
      15-24 ans 23.9 32.2 23.7
      25-49 ans 10.9 12.9 11.6
      50 ans et plus 8.2 8.4 8.5
    HOMMES 7.0 9.8 8.5
      15-24 ans 15.3 20.9 18.4
      25-49 ans 6.0 8.9 7.7
     50 ans et plus 5.7 7.5 6.9

                                                                                                                           Source : Insee, enquête Emploi 2004

            De 1990 à 2000 les inégalités hommes-femmes ont diminué et ce pour toutes les tranches d’âge. Mais la tranche d’âge la plus touchée par le chômage reste encore les 15-24 ans. Le chômage féminin apparaît moins choquant que celui des hommes car il bénéficie d’une certaine tolérance sociale. Le salaire féminin serait-il souvent considéré comme un « appoint » et, en période de chômage, faudrait-il que les femmes retournent au foyer pour libérer des emplois ?



    Commentaire de xavier (22/03/2007 20:09) :

    jatend que tu parles des avancées en politique^^


    Commentaire de revendications-feminines (22/03/2007 20:12) :

    haha xavinou non je ne parlerai pas de ma super "copine" sego !





    04/04/2007 17:15



    Précarité

                   Si les femmes sont plus concernées par le chômage, c’est notamment par ce qu’elles occupent plus souvent des emplois précaires. Taux de sous-emploi (comprend les personnes actives occupées, au sens du BIT, qui remplissent l'une des conditions suivantes : - elles travaillent à temps partiel, souhaitent travailler davantage et sont disponibles (qu'elles recherchent effectivement un travail supplémentaire ou non) ; - elles travaillent à temps complet mais ont travaillé moins que d'habitude pendant une semaine de référence en raison de chômage partiel, ralentissement des affaires, réduction saisonnière d'activité ou mauvais temps ) parmi les actifs occupés à temps partiel selon la catégorie socioprofessionnelle (2005)

     

    Actifs occupés en sou-emplois

    (en milliers)

    Répatition des actifs ocupés en sous-emplois

    (en %)

    Taux de sos emplois
    ENSEMBLE           1197 100 4.8
    Moins de 25 ans 189 15.8 9.1
    Entre 25 et 49 ans 795 66.4 4.8
    50 ans et plus 213 17.8 3.5
    HOMMES 250 20.9 1.9
    Moinse 25 ans 53 4.4 4.5
    Entre 25 et 49 ans 155 13.0 1.7
    50 ans et plus 41 3.4 1.3
    FEMMES 947 79.1

    8.4

    Moins de 25 ans 136 11.3 15.3
    Entre 25et 49 ans 640 53.5 8.4
    50 an e plus 172 14.4 6.2

     

    Le sous-emploi concerne essentiellement les femmes, notamment les 25-49 ans

                                                                                                                                  Source :Insee, enquête Emploi 2004       

                Dans les années 1980 à 1990, les femmes ont été les premières touchées par le développement des « formes particulières d’emploi » : travail à domicile, temps partiel, CDD, emplois aidés…

    Ceci est bien sûr toujours d’actualité :

                                                                      Statut des eplis salriés selo le sexe (2005)

    En % Femmes Hommes Total
    Intéimaires 1.6 3.3 2.5
    Apprentis 1.0 2.0 1.5
    Contrat à durrée détermiée (CDD) 9.4 6.2 7.7
    Stagiaires et contrat aidés 2.3 1.6 2.0
    Cotrats à durée indéterminée (CDI) et autres 85.7 87.0 86.4
    Total 100.0 100.0 100.0

                                                                                                                                                             Source : Insee, enquêtes Emploi

     

                            Les femmes sont majoritaires dans les emplois à contrats à durée déterminée et parmi les stagiaires et contrats aidés et sont minoritaires parmi les apprentis, les intérimaires et emplois à contrat indéterminés et autres.

                             Aujourd’hui plus de deux tiers des pertes d’emploi des femmes sont liés à des fins de CDD, contre à peine une sortie sur 8 pour les hommes. 3 embauches de femmes sur 4 se font en CDD dans les établissements de plus de 50 salariés. Plus généralement, les femmes connaissent un taux de licenciement supérieur à celui des hommes. Elles sont plus souvent amenées à changer d’emploi au cours de leur vie. En 1999, le taux de rotation des femmes salariées était de 45,7 % contre 28,5 % pour les hommes (On appelle taux de rotation le rapport entre : le nombre d’emplois occupés au cours d’une année, c’est-à-dire tous les contrats de travail qui ont existé au moins un jour dans l’année, qu’ils aient duré toute l’année ou non, qu’ils soient encore valides au 31 décembre ou non ; le nombre d’emplois occupés au 31 décembre de cette même année. Lorsque ce ratio est élevé, cela peut indiquer un renouvellement important des effectifs tout au long de l’année (par exemple travail fatiguant, peu valorisant, irrégulier, etc.) ou bien une saisonnalité forte, c’est-à-dire un surcroît d’activité à une période précise de l’année, donc un plus grand nombre d’emplois à ce moment-là).






    04/04/2007 17:17



    Temps partiel

           Le travail à temps partiel, qui a explosé au cours des 20 dernières années, constitue aujourd’hui la discrimination la plus emblématique sur le marché de l’emploi. En 2005, 351000 femmes travaillaient à temps partiel contre 769000 hommes. Résultat : 82 % des personnes travaillant à temps partiel sont des femmes. Or travail à temps partiel signifie salaire partiel, chômage partiel et retraite partielle. Il concerne essentiellement des emplois à faible qualification et peu rémunérés, caractérisés par la flexibilité des conditions de travail et l’absence de perspectives d’évolution de carrières. Ainsi les salariés à temps partiels forment l’essentiel du contingent des travailleurs pauvres. L’argument de la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale sert de toile de fond à la valorisation des temps partiels pour les femmes. C’est pourquoi la majorité d’entre elles « choisissent » cette forme d’emploi.

     

         Pour les nouvelles générations, le développement de la féminisation du travail à temps partiel creuse les écarts de revenus entre les sexes. Ainsi, les hommes ayant commencé à travailler entre 1991 et 1992 gagnent 21,9 % de plus que les femmes, alors que ce différentiel était de 18 % pour ceux ayant débuté entre 1976 et 1980. Les inégalités se creusent donc de plus en plus entre hommes et femmes.






    06/04/2007 21:59



       - Maternité

     

                            A partir de 1970, les mères ont obtenu des droits protégeant leur maternité, supplémentaires à ceux qui leur avaient déjà été acquis (droit à un congé maternité de 8 semaines en 1909 qui devient obligatoire et en partie indemnisée en1945, ainsi que le congé parental d’éducation jusqu’aux 3 ans du bébé.)

    Le droit des femmes enceintes

            Le code du travail protège les femmes enceintes : candidates à un emploi, elles ne sont pas tenues de révéler leur grossesse ; salariées elles ne peuvent être licenciées. La loi de 1970 donne droit à une indemnité à 90 % du salaire brut par la sécurité sociale lors du congé maternité. Elle est suivie par la création du congé parental d’éducation en 1972, d’une durée de 1 an maximum qui peut être renouvelé deux fois, accordées à la mère biologique ou au père (mais la mère le prend dans la plupart des cas) En 1973, la chambre d’allaitement arrive dans le code du travail(cette pièce doit être séparée de tout local de travail, doit être tenu propre avec tous les équipements nécessaires à la mère qui peut allaiter son enfant une heure par jour répartie sur 30 minutes le matin et 30 minutes l’après midi). La future mère a le droit, selon la loi de 1977, de se rendre aux rendez-vous d’examens durant son temps de travail. La durée pendant laquelle elle est absente est rémunérée à part entière. Depuis 1980, le congé maternité est passé à 16 semaines (6 avant et 10 après l’accouchement), voire plus en cas de grossesse multiple ou suivant le nombre et l’âge des autres enfants à charge.

     

    Mais ces avancés ne sont pas vraiment respectées puisque près d’un quart des recruteurs avouent interroger les postulantes sur leur projet maternel ou le mode de garde de leurs enfants selon une enquête faite par la revue Rebond en mars 2000.

     

    Ceci entraîne donc des discriminations car les femmes se voient refuser des postes de travail à cause de leur état de grossesse ou leur statut de mère.

     






    conclusion du 1.travail au féminin

    06/04/2007 22:04



                  Les inégalités de salaires et de carrières ne s’expliquent pas par des différences de compétences ou de moindres formations. Elles proviennent de l’inégalité d’évolution des carrières et de la nature des postes occupés. L’interruption de carrière en raison de l’arrivée d’enfants et plus généralement les taches parentales et domestiques constituent de véritables freins dans la promotion professionnelle.




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